![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Voilà.
Votre oiseau nouvellement arrivé a
intégré sa cage.
Vous
vous approchez de son nouvel habitat et l’oiseau pousse des hurlements et se
jette contre les barreaux.
Pas
de panique.
Voilà comment vous devriez procéder.
On
s’approche jusqu’à ce qu’on perçoive le premier indice de peur. On ne
bouge plus et quand l’animal commence à montrer des signes de détente
croissante, alors on fait un pas en arrière.
On
enseigne ainsi au perroquet qu’il a le pouvoir de nous faire reculer. Et qu’il
fait ça en se relâchant et non pas en montant dans une escalade de la peur ou de
l’agressivité.
Alors on recommence à avancer aussi loin
que possible, jusqu’à ce qu’on perçoive le premier petit signal ténu. On attend
jusqu’à ce que l’oiseau se détende de nouveau, il va peut-être se lisser les
plumes, boire, manger, peut-être qu’il va tourner le
dos, se mettre sur une patte, ou secouer ses plumes. Si l'on voit l’un de ces
comportements de détente, on refait un petit pas en arrière. De cette
façon, on avance plus qu'on ne recule. Et pourtant en même temps l’oiseau
constate qu’en se détendant il met plus de distance entre lui et nous. Il
apprend aussi par cette répétition que rien de mauvais ne se produit quand on
avance, et que son comportement de relâchement le fait bénéficier d'un recul, et
rapidement, l’oiseau ne fait plus attention au fait qu'on avance, parce qu’il a
un moyen de nous faire reculer, donc il a un choix, celui d'utiliser ce moyen ou
pas.
A de
nombreuses reprises, on a constaté qu’un oiseau auquel on donnait ce moyen de
faire reculer quelqu’un, ne choisissait pas de l’utiliser. Et quand on
s’est rendu tout près de la cage, ou de la volière, on peut faire tomber une
friandise dans la mangeoire.
Et on vient à peu près une dizaine de
fois par jour ainsi auprès de l’habitat de l’oiseau pour y déposer une
friandise.
L’astuce est de vraiment être strict
avec soi-même: juste déposer la friandise et s’en aller.
Quand on voit que l’oiseau commence à nous
chercher du regard, on sait qu’on va pouvoir rester quelques secondes de plus
auprès de lui. Quand l’oiseau commence à manger alors qu’on est tout à côté de
lui, on peut lui offrir la friandise à la main.
N'y allez surtout pas
trop vite, en brûlant des étapes, on n'y gagnerait rien, au contraire !!
Christine
Steinbrucker-Picherit
Je ne peux que souscrire à cette façon de voir les choses. L'oiseau n'acceptera pas un dressage, mais son intelligence lui permet de faire la part des choses. Nous ne voulons pas le mater, mais nous espérons son amitié et l'amitié ne se gagnera jamais par la force.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |